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De fédéraliste convaincu à militant pour la souveraineté

Wow.

C’est sans doute le cheminement personnel le plus intense que je n’ai jamais fait. Je ne vous ferai pas de cachettes : ce ne fut pas facile à faire, pas facile de réaliser que finalement on était peut-être dans le tort depuis tant d’années. Malgré tout, j’ai confiance en l’avenir, j’ai confiance en ce projet, celui de faire du Québec un grand Pays.

À la base, je suis une personne pragmatique. Les chiffres me parlent beaucoup. C’est l’une des raisons (mais pas la seule) qui faisait de moi un fédéraliste. J’ai toujours pensé que faire la souveraineté parce que « les Anglais sont des gros méchants qui veulent juste notre mal » c’était une raison ridicule. J’ai des amis personnels dans l’ouest, une raison inconcevable pour moi.

Et arriva Jean-Martin Aussant. Homme pragmatique (lui aussi) qui me parle de souveraineté mais pour une raison qui me parle énormément : l’économie. Il me dit à travers ses capsules et ses entrevues que le Québec fait bien, mais qu’il pourrait faire encore mieux s’il avait « les deux mains sur le volant » (mauvais exemple 😉 ). Mais vous comprenez le principe. Je lui réponds : »Mais Jean-Martin, qu’est-ce qu’on fera avec toute notre dette et comment on va faire pour joindre les deux bouts sans la péréquation ? ». Et là il me répond : « Tu sais Maxime, la péréquation c’est comme si tu avais 50$ pour acheter de la musique. Ton voisin te dit donne-moi tes 50$ et je t’en redonnerai 55$. Toutefois, ton voisin ne t’averti pas que dans les 55$ dollars qu’il te redonnera, il y a 25$ de frais, et que c’est lui qui choisira ta musique pour toi. Alors tu te retrouves avec 30$ de musique tu n’aimes pas. Tu ne penses pas qu’on serait mieux de garder le 50$ pour acheter la musique qui nous plaît ? ». Wow. Il a parfaitement raison.

J’ai donc lu toute la plateforme d’Option Nationale et je fus entièrement charmé. Non seulement il s’agit d’un projet de société à long terme, un programme d’idées, pas selon le vent des sondages mais un projet rassembleur pour tous. Un projet qui peut se faire sans la souveraineté, mais qui serait fait de manière encore plus efficace grâce à la souveraineté. Je suis sous le charme.

Alors aujourd’hui, je milite aux côtés de Geneviève Allard, la candidate d’Option Nationale dans mon comté, celui de Matane-Matapédia. Mon aide est bien minime, mais j’espère que mon apport fera un changement. Pour la première fois, je porte l’épinglette d’un parti politique fièrement, chaque jour. Pour la première fois, je suis devenu membre d’un parti, avec la carte pi toute. Un parti qui m’inspire, un parti d’idées, un parti qui me redonne foi que la politique peut se faire autrement.

Et à ceux qui disent que Jean-Martin Aussant est un opportuniste politique avec un gros égo, réfléchissez à ceci : M. Aussant avait un avenir brillant avec le Parti Québécois, il était appelé à gravir les échelons rapidement. Ce n’est pas son égo qui l’a poussé à quitter le parti, mais ses convictions et ses idées politiques, quitte à devenir impopulaire. Ça en dit beaucoup sur l’homme, vous ne pensez pas ?

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Avec mes valeurs, mes convictions et mes trippes

Voter.

On en parle si souvent durant les dernières semaines et si vous en êtes plus capable, c’est que vous avez perdu foi en vos institutions politiques. C’était mon cas il n’y a pas si longtemps, et j’ai découvert Option Nationale.

Je serai honnête : j’ai moi-même été contre l’idée d’Option Nationale durant plusieurs semaines. Je croyais à tord que Jean-Martin Aussant était un carriériste égoïste qui voulait être l’homme de la situation pour réaliser la souveraineté du Québec au lieu de simplement se rallier aux forces du Parti Québécois.

Par la suite, j’ai quand même fait mes devoirs. J’ai commencé à regarder les plateformes électorales selon mes valeurs et mes intérêts et sans surprise, je me retrouvais entre le PQ et ON. Comment choisir entre les deux ? Dans le processus décisionnel, j’ai commencé à m’informer sur les candidats de mon comté et sur leur chef.

Sur ce point, je pense que la campagne de Mme. Pauline Marois n’est pas différente de ce à quoi elle nous a habituée. Prête à faire beaucoup (trop) pour simplement séduire l’électorat, elle a joué la girouette sur plusieurs dossiers durant les dernières années, par exemple sur le dossier du financement étudiant. Oh certes, on nous promet l’abolition de l’augmentation des frais de 82% voté par le gouvernement Charest… du moins au début. Après, on regardera si tout va bien et on fera l’augmentation si le besoin est. Pareille côté de la souveraineté. On la souhaite, mais on va attendre, juste pour être certain qu’on veuille en jaser, un moment donné.

Jean-Martin Aussant et Option Nationale offrent des positions plus simples, plus claires et surtout appuyées de faits et de chiffres. La souveraineté est l’enjeu #1, celle là même qui nous permettra en tant que société d’avoir le pouvoir de nos propres dépenses. Actuellement, le gouvernement fédéral nous retourne bien l’argent en péréquation mais contrôle la manière dont nous devons le dépenser. Pourquoi ne pas simplement garder cet argent, notre argent chez nous ? Pourquoi ne pas avoir le contrôle de nos traités, de nos impôts, avec un seul palier de gestion ? La souveraineté ne dit pas de détester le Canada, elle dit simplement de voler de ses propres ailes, comme un enfant devenu adulte. Une fois réalisée, nous aurons les moyens d’offrir la gratuité scolaire, rien de moins. Un investissement de société qui pourrait rapporter beaucoup pour la société de demain, pour la génération qui nous suivra.

Option Nationale est une offre non seulement plus clair, mais aussi plus inspirée. Les candidats ne sont pas là pour faire de la petite politique et simplement râler sur leurs adversaires. À la place, on les voit discuter d’avenir, de projets, d’économie, d’éducation. Enfin, un parti qui ose de discuter avec des idées et des plans, au lieu de simplement rabaisser ses adversaires. C’est de loin la campagne électorale la plus inspirante que j’ai vue depuis mes 18 ans.

Ne prenez pas pour un séparatiste né. Il n’y a pas si longtemps, j’étais un fédéraliste. Je croyais en un Canada uni, j’ai des amis personnels dans l’ouest canadien. Mais je n’y crois plus. Le Canada que je connaissais n’est plus le même. Nous ne sommes plus une fierté internationale. Nous ne sommes plus des leaders en environnement. Nous ne sommes plus une force de paix en temps de guerre. Je ne m’y identifie plus, c’est pourquoi je crois que la souveraineté du Québec devient de plus en plus nécessaire. Et je lance un message aux autres souverainistes. Si un fédéraliste convaincu comme moi a pu changer son fusil d’épaule, c’est qu’il est temps d’en parler, plus que jamais.

J’ai fait mon choix. Le 4 septembre prochain, je vais voter avec mes valeurs, avec mes convictions, avec mes trippes. Je suis réaliste, je sais qu’Option Nationale ne sera pas le parti majoritaire au pouvoir, mais j’aurai la fierté d’avoir voté pour un parti qui me représente au lieu de simplement avoir voté « stratégique ». Et à bien y penser, ON peut avoir notre maison, notre chez-soi, notre pays bien plus rapidement qu’ON le pense si ON vote avec notre coeur, pour une fois.

À tous ceux qui désirent appuyer Option Nationale, parlez-en un maximum dans les réseaux sociaux, au travail, entre-amis et partout où vous en avez l’occasion. Il semble que les grands médias continuent de mépriser l’alternative. Montrez leur qu’ils ont tord.

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Ariane Brunet – Coup de coeur musical

Il y a très longtemps que je n’ai pas vécu un tel coup de coeur musical. Cette semaine, mon ami de toujours Yan Bouchard (vraiment depuis toujours) m’a fait découvrir un album paru en 2010. Depuis, Ariane Brunet est dans mes oreilles.

Comment aborder, en fait je ne fais jamais de critiques musicales. Ariane Brunet possède une voix très douce et envoutante. Son album dénommé Le Pied dans ma Bulle me transporte d’une chanson à l’autre avec des mélodies douces et mélodieuses. Dans cet album, Ariane chante l’amour sous plusieurs formes. D’accord, c’est sans doute un peu cul-cul, mais je suis un sentimental, bon 🙂

À travers les 11 chansons de cet album, il y a évidemment des coups de coeur comme Bien avec Toi, mais honnêtement l’album est un incontournable d’un bout à l’autre. Vraiment, Ariane Brunet est une artiste qui devrait se retrouver dans tous les iPods québécois qui aiment cette douceur.

Disponible sur iTunes ici : http://itunes.apple.com/ca/album/le-pied-dans-ma-bulle/id398438005?l=fr

Vous pouvez aussi suivre Ariane Brunet sur Twitter et Facebook. Envoyez lui un peu d’amour, elle le mérite amplement 🙂

Diaboliquement [meta]Critic

Pendant que Twitter est en feu sur l’annonce d’une loi spéciale visant à acheter du temps avant les élections (de ma lecture des événements), jasons donc ensemble de fanboyisme.

Lorsque j’étais plus jeune, à l’école primaire, le fanboyisme existait à la grandeur de ma rue. « Nintendo font les meilleurs jeux du monde! » disais l’un. « Les graphiques sur Sega sont vraiment mieux, regarde Sonic comparé à Mario Kart! » disait l’autre. Des discussions comme on l’en retrouve encore aujourd’hui, certes, mais à l’échelle mondiale. Car oui, si Internet nous permet désormais de faire des choix plus éclairés sur nos achats, il faut aussi apprendre dans la foulée à bien filtrer l’information.

Un exemple récent : Diablo III. Dès la sortie du jeu, la moyenne du score des joueurs sur Metacritic est désastreuse. Les joueurs du monde entiers y sont allés déchainer leur fureur. Problèmes de connexion récurrents, on crie à l’injustice, on dénonce haut et fort le DRM, on chiale contre la longueur du jeu trop courte, sa difficulté qui semble t-il serait trop facile. On dénonce la connexion Internet obligatoire, en tout temps.

Plusieurs arguments dont certains valent plus que d’autres, en effet. Mais peu parlent du contenu du jeu. Pourquoi ? Ils ne l’ont pas joué, ce jeu.

Pourquoi prendre temps de rédiger un texte de haine envers un titre que l’on ne possède pas ou que l’on a pas encore eu le temps de jouer ? Comment pouvez-vous prétendre détenir une partie de la vérité ? Le problème dans tout ça, c’est que le lecteur, trop souvent se fie à cette moyenne des notes. Et vous, la communauté des joueurs, vous la polluez avec des commentaires non-constructifs sans même avoir l’expérience partielle ou complète.

Comprenez-moi bien, je ne cherche pas non plus à défendre Activision/Blizzard. Ils ont des équipes de lawyers pour ça. Mais le joueur typique est un drôle de spécimen. D’un côté, il veut plus de fonctions, plus de services, il veut payer moins cher, avoir une copie de sauvegarde dans le nuage au cas où son chien boufferais son disque de jeu. Il veut tout ça, mais sans les compromis, sans la connexion Internet, sans dépenser le moindre sous. Et enfin, il veut surtout pouvoir jouer au chalet.

Diablo III, j’y ai joué et j’ai beaucoup de plaisir. Certes, j’aurais aimé que le jeu ne demande pas une connexion constante au serveur, j’aurais aimé avoir le choix de pouvoir jouer hors-ligne, un peu à la manière des jeux vendus sur Steam. Mais ce n’est pas le cas. Est-ce que je pense que Diablo III est pourri pour ça ? Pas du tout. J’adore le scénario, l’ambiance du titre. Le graphisme ne jette pas par terre, mais jusqu’à maintenant je suis satisfait par la jouabilité. Le jeu est facile, c’est vrai… au mode normal. Mais devinez quoi : il y a des modes de difficultés bien plus élevés et extrêmes ! De quoi faire pâlir le plus dur du hardcore gamer.

De plus, la connexion Internet obligatoire est ennuyante. On sait qu’on vérifie si votre copie est valide, on sait qu’il s’agit entre-autre d’un DRM. Toutefois, on y gagne aussi en fonctionnalités. Vous êtes constamment connecté à vos contacts via le réseau Battle.Net. Vous pouvez ainsi, grâce au Cross-Game Chat parler à vos amis, même s’ils sont dans un autre jeu de Blizzard compatible (comme Starcraft 2 ou World of Warcraft). Aussi, votre partie est sauvegardée en ligne grâce à votre compte. J’adore cette fonctionnalité : elle me permet de débuter une quête sur mon ordinateur au bureau durant l’heure du dîner, et de la poursuivre une fois revenu à la maison. Enfin, je peux télécharger une nouvelle copie de mon jeu sur un autre ordinateur (comme celui du chalet), l’installer et poursuivre ma partie. Le web n’a pas que du méchant.

Avec les fonctionnalités viennent les contraintes. Comme je le souligne plus tôt, l’erreur ici de Blizzard, c’est de ne pas donner le choix. Mais nous, les joueurs, cessons donc de se déchaîner et de crier à l’injustice sociale à chaque fois et de vider tous nos sortilèges diaboliques sur un jeu que l’on a même pas essayé. Où est donc passé votre positivisme? Ah c’est vrai… au chalet.

La fin d’une aventure

Aujourd’hui, j’ai tristement été témoin du désarrois de plusieurs chroniqueurs que je respecte. Le lien qui les relie, c’est Branchez-vous.com Or, la majorité d’entre-eux ont aujourd’hui appris via les médias sociaux que leur gagne-pain n’existerais plus bientôt.

Des messages comme ceux-ci, il y en a des tonnes sur Twitter. Certains compatissants, d’autres un peu moins…

Mon but ici n’est pas de faire leur procès, ils ont leurs opinions et j’ai la mienne. Pour moi, l’aventure et l’intérêt de Branchez-vous! était surtout au niveau de ses blogueurs et j’y ai fait nombre de découvertes. Plusieurs de ceux-ci sont de réels passionnés, qualité que j’affectionne tout particulièrement dans l’écriture.

De manière plus personnelle, ceux qui me connaissent un peu plus savent déjà que je collaborais depuis 2009 avec Jouez.com, la section blogue jeu-vidéo de Branchez-Vous. C’est grâce à ce travail que j’ai découvert une passion pour l’écriture et la rédaction. C’est grâce à ce travail que j’ai moi-même lancé plusieurs projets dont ce blogue, mais aussi Lan2k.net et EpeeLegendaire.com. C’est donc la fin d’une aventure pour moi a été révélatrice sur certaines forces qui étaient en moi dont je n’avais même pas connaissance. Je veux prendre le temps d’ailleurs de remercier François Taddei (Rédacteur en chef de Jouez.com) qui m’a accordé cette chance.

Si je suis nostalgique à l’idée que Branchez-Vous ne soit plus, je suis aussi en colère contre Rogers. Pour rappel, cette société avait fait l’acquisition de BV Media en août 2010. Je ne suis pas totalement contre le rachat de médias indépendants par de grandes sociétés, pour autant qu’on leur laisse leur liberté de presse mais surtout, la pérénité du projet. Et aujourd’hui, d’une manière totalement barbare et cavalière, Rogers a mis un terme à ce projet qui avait été lancé en 1995 par Patrick Pierra.

Encore une fois, je ne ferai pas le procès de Rogers ici. Pour eux, il ne s’agit que d’une simple décision d’affaire, des chiffres en moins dans une colonne d’un rapport comptable. J’ai toutefois une pensée forte envers tous ces blogueurs qui travaillaient avec passion et détermination chaque jour. Aujourd’hui, ce n’est pas qu’une vingtaine d’employés qui sont en deuils, mais bien tout le web québécois.

Pour moi, il s’agit de la fin d’une aventure. Je prendrai donc le temps de remercier tous ceux avec qui j’ai échangé depuis 2009, moment où j’ai commencé à écrire pour Jouez.com. Certains d’entre-vous, (vous vous reconnaîtrez) êtes maintenant mes amis. Bonnes chances dans vos projets futurs.

Quand David pousse Goliath à se surpasser

Plusieurs d’entre-vous commencez à me connaître, je suis un blogueur assez prolifique, dans ce sens que je passe beaucoup de temps dans une semaine à écrire, tant sur jouez.com, sur EpeeLegendaire.com ou ici, sur mon blogue personnel. Depuis quelques mois, on remarque qu’il y a non seulement une explosion au Québec tant au niveau des baladodiffusions que dans les blogues, de manière générale, mais en particulier dans le merveilleux monde du jeu vidéo et de la techno.

D’abord grandement sous-estimés par les grands majeurs dans ce domaine au Québec, on leur accorde maintenant beaucoup plus d’importance. On accepte leurs invitations aux podcasts, on les suit avec plus d’intérêt. Il faut dire que c’est souvent par passion et par désir d’être reconnu par M. Net, Ztélé et autres que plusieurs blogueurs ont débuté. Et maintenant, on observe un effet inverse. Les blogues indépendants rassemblent de plus en plus de lecteurs et d’auditeurs à leurs produits, soit parce que les gens s’y identifient ou parce que le contenu est très intéressant, voire même d’une grande qualité, en particulier pour des créateurs qui ne sont pas des « professionnels ». C’est même avec un peu un gros égo que je crois que nos petits blogues poussent les grands à se surpasser et à en faire plus.

Des exemples ? Récemment on peut voir un blogue apparaître sur la section de M. Net, où tous les chroniqueurs parlent de jeu ou de technologie selon leur bon vouloir. Des textes d’une grande qualité je dois dire, au plus grand plaisir de toute la communauté. Mais pourquoi pas avant ? J’ai l’impression que cette initiative aurait pu être prise bien avant. Un autre exemple, le blogue de Ztélé qui a maintenant beaucoup plus d’importance et de visibilité sur leur nouveau site web.

Pourtant, les blogues spécialisés indépendants existaient auparavant, quand on pense à un site comme Hardgamers.com qui rédigent sur le jeu vidéo avec passion depuis plus de 10 ans maintenant. La différence, c’est la pression populaire  qui vient maintenant de la base : comme tout le monde le fait, les grands n’ont d’autres choix que de le faire.

De mon côté, je me réjouis d’une telle initiative. Malgré que je défendrai toujours notre travail sur L’épée Légendaire, il faut avouer que les textes écrits par les profesionnels du milieu sont de calibre… professionnel! Des textes réfléchis, bien présentés et surtout où il sera possible d’y donner son opinion. Les grands réalisent enfin que l’Internet ne sert pas seulement qu’à plugger leur projet principal à la télé, mais aussi à donner du contenu exclusif et intéressant. Et pour ça, je vous lève mon chapeau.

De mon côté, je ressens un petit sentiment de fierté quand je pense que collectivement, nous les avons amené à faire un peu plus 🙂

iPhone 4S, ou l’obsolescence programmée

Connaissez-vous l’obsolescence programmée ? Peut-être ne connaissez-vous pas le terme, mais je suis certain que vous en parlez tous les jours.

Mon micro-onde est brisé et je ne l’ai que depuis 1 an, même chose pour mon grille-pain.

Mes anciens électroménagers avaient 20 ans, ceux là n’ont pas franchi la barre des 4 ans.

L’obsolescence programmée, c’est la durée de vie d’un appareil volontairement réduite par son fabricant pour forcer l’utilisateur à le remplacer plus rapidement. Évidemment il y a une question de coûts et d’être compétitif au niveau du prix, mais reste qu’il y a des limites à être naïf. Les fabricants ont plusieurs méthodes pour arriver à leur fin. Ils peuvent par exemple utiliser volontairement des matériaux de qualité moindre pour que l’appareil se brise plus rapidement, ils peuvent le rendre obsolète avec des mises à jour réservées à un appareil plus récent, ils peuvent aussi arriver avec un nouveau design accrocheur ce qui amènera indubitablement le client à désirer le nouveau « modèle ».

Le iPhone  est l’exemple parfait de l’obsolescence programmée. Par exemple, à la sortie du iPhone 4 ( et de iOS 4), les appareils de génération plus anciennes n’étaient plus supportés par les mises à jour, même si l’appareil n’a que deux ans. Le résultat à court terme est sans conséquence, mais rapidement tout l’écosystème des applications préférées du l’usager se met à jour et n’est plus compatible. Deux ans. Trouvez-vous acceptable que vous ne puissiez plus installer de mises à jour après deux ans ? Que diriez vous si votre ordinateur ne pouvait plus installer de mises à jour ni d’applications récentes deux ans seulement après l’achat ? On ne parle pas de petits cossins à 20, 30 ou 40$ mais bien d’appareils haut de gamme vendus à des prix astronomiques, bien souvent 500$ et plus (le prix d’un ordinateur). C’est innaceptable.

La sortie du iPhone 4S met en relief une autre forme de cette désuétude planifiée. Incapable d’innover de nouveau avec un produit pour remplacer le iPhone 4, Apple décide de sortir un appareil « d’appoint ». On pourrait croire que les clients s’en rendront compte mais non : plusieurs font déjà la fil à l’heure actuelle pour se procurer le nouveau « bijou » qui est EXACTEMENT pareille à l’extérieur. Les différences sont hypers-minces : un nouveau processeur, le bluetooth 4, une nouvelle caméra, une antenne bi-mode et une application exlusive de reconnaissance vocale. C’est à peu près ça. Pas de puce NFC, pas de plus grand écran, pas de nouveau design, pas de meilleur résolution. Une tonne de nouvelles technologies qui auraient pu être intégrées à cet appareil haut de gamme, déjà disponibles mais pourtant : rien. Mais le client n’est pas « forcé » de remplacer son appareil. Pour la première fois depuis longtemps, Apple permet la mise à jour iOS 5 sur le modèle 3GS qui est deux générations précédentes. Et pourtant, les préventes sont un record. Pourquoi donc ?

Parce que l’obsolescence programmée se fait aussi par le marketing, le désir de montrer qu’on a la dernière bébelle, désirable. Le marketing nous fait croire que l’appareil est de loin supérieur, voire magique. Ce n’est pas le cas. Combien possèdent déjà un iPhone 4 et font la file présentement pour acheter le 4S malgré les différences sommes toute mineures ? Des millions.

Le but ici n’est pas de jouer les moralisateurs, mais bien qu’on se conscientise que parfois, une compagnie va loin pour le profit, pris directement dans vos poches. Pour une fois, essayez de vous contrôler. La nouvelle bébelle, vous n’en avez peut-être pas besoin.

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