Diaboliquement [meta]Critic

Pendant que Twitter est en feu sur l’annonce d’une loi spéciale visant à acheter du temps avant les élections (de ma lecture des événements), jasons donc ensemble de fanboyisme.

Lorsque j’étais plus jeune, à l’école primaire, le fanboyisme existait à la grandeur de ma rue. « Nintendo font les meilleurs jeux du monde! » disais l’un. « Les graphiques sur Sega sont vraiment mieux, regarde Sonic comparé à Mario Kart! » disait l’autre. Des discussions comme on l’en retrouve encore aujourd’hui, certes, mais à l’échelle mondiale. Car oui, si Internet nous permet désormais de faire des choix plus éclairés sur nos achats, il faut aussi apprendre dans la foulée à bien filtrer l’information.

Un exemple récent : Diablo III. Dès la sortie du jeu, la moyenne du score des joueurs sur Metacritic est désastreuse. Les joueurs du monde entiers y sont allés déchainer leur fureur. Problèmes de connexion récurrents, on crie à l’injustice, on dénonce haut et fort le DRM, on chiale contre la longueur du jeu trop courte, sa difficulté qui semble t-il serait trop facile. On dénonce la connexion Internet obligatoire, en tout temps.

Plusieurs arguments dont certains valent plus que d’autres, en effet. Mais peu parlent du contenu du jeu. Pourquoi ? Ils ne l’ont pas joué, ce jeu.

Pourquoi prendre temps de rédiger un texte de haine envers un titre que l’on ne possède pas ou que l’on a pas encore eu le temps de jouer ? Comment pouvez-vous prétendre détenir une partie de la vérité ? Le problème dans tout ça, c’est que le lecteur, trop souvent se fie à cette moyenne des notes. Et vous, la communauté des joueurs, vous la polluez avec des commentaires non-constructifs sans même avoir l’expérience partielle ou complète.

Comprenez-moi bien, je ne cherche pas non plus à défendre Activision/Blizzard. Ils ont des équipes de lawyers pour ça. Mais le joueur typique est un drôle de spécimen. D’un côté, il veut plus de fonctions, plus de services, il veut payer moins cher, avoir une copie de sauvegarde dans le nuage au cas où son chien boufferais son disque de jeu. Il veut tout ça, mais sans les compromis, sans la connexion Internet, sans dépenser le moindre sous. Et enfin, il veut surtout pouvoir jouer au chalet.

Diablo III, j’y ai joué et j’ai beaucoup de plaisir. Certes, j’aurais aimé que le jeu ne demande pas une connexion constante au serveur, j’aurais aimé avoir le choix de pouvoir jouer hors-ligne, un peu à la manière des jeux vendus sur Steam. Mais ce n’est pas le cas. Est-ce que je pense que Diablo III est pourri pour ça ? Pas du tout. J’adore le scénario, l’ambiance du titre. Le graphisme ne jette pas par terre, mais jusqu’à maintenant je suis satisfait par la jouabilité. Le jeu est facile, c’est vrai… au mode normal. Mais devinez quoi : il y a des modes de difficultés bien plus élevés et extrêmes ! De quoi faire pâlir le plus dur du hardcore gamer.

De plus, la connexion Internet obligatoire est ennuyante. On sait qu’on vérifie si votre copie est valide, on sait qu’il s’agit entre-autre d’un DRM. Toutefois, on y gagne aussi en fonctionnalités. Vous êtes constamment connecté à vos contacts via le réseau Battle.Net. Vous pouvez ainsi, grâce au Cross-Game Chat parler à vos amis, même s’ils sont dans un autre jeu de Blizzard compatible (comme Starcraft 2 ou World of Warcraft). Aussi, votre partie est sauvegardée en ligne grâce à votre compte. J’adore cette fonctionnalité : elle me permet de débuter une quête sur mon ordinateur au bureau durant l’heure du dîner, et de la poursuivre une fois revenu à la maison. Enfin, je peux télécharger une nouvelle copie de mon jeu sur un autre ordinateur (comme celui du chalet), l’installer et poursuivre ma partie. Le web n’a pas que du méchant.

Avec les fonctionnalités viennent les contraintes. Comme je le souligne plus tôt, l’erreur ici de Blizzard, c’est de ne pas donner le choix. Mais nous, les joueurs, cessons donc de se déchaîner et de crier à l’injustice sociale à chaque fois et de vider tous nos sortilèges diaboliques sur un jeu que l’on a même pas essayé. Où est donc passé votre positivisme? Ah c’est vrai… au chalet.

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Une réflexion sur “Diaboliquement [meta]Critic

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